Ce week-end, j’ai voulu sortir fêter la fin de mes études (ça y est, l’école est finie comme dirait l’autre, adieu irresponsabilité et matinées où l’on décide finalement de ne pas se lever). Du coup, nous sommes sortis  fêter ça comme il se doit, à grand renfort de cocktails et de Belini avec des vrais morceaux de pêches dedans.

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De bonne humeur, et faute de pouvoir prendre le métro pour rejoindre le resto à 4 stations de chez moi, j’ai opté pour le bus, sans encombre cette fois ! Et c’est seulement à minuit passé, que je me suis rendue compte qu’on était vendredi et pas samedi, et que le vendredi à minuit, et bien il n’y a plus de bus, non non non. La bonne boulette. Comment rentrer chez moi, au milieu de la nuit, sans transports en commun par -10°? J’aurais pu essayer de rentrer « à pieds », mais je commençais mon stage aujourd’hui et la perspective d’une pneumonie pour mon premier jour, pour avoir traversé la Seine dans le froid et le vent au milieu de la nuit ne me réjouissait pas franchement.

J’ai donc opté pour le taxi. Riche idée. J’avais déjà raconté la galère de commander un taxi avec une rampe ici.

Si en temps normal il faut compter trois ans et demi pour avoir une voiture, là, j’ai décidément eu de la chance. Une voiture en 15 min, un compteur d’approche décent, je me suis dit « Whouu le bus et là le taxi sans problème ! C’est magique ! Qué pasa ? J’ai de la chance ce soir ! Je devrais peut-être faire un petit tour en RER et jouer au LOTO dans la foulée ! ».

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Evidemment, je n’aurais pas du dire ça. La chance a aussitôt tourné.

Le chauffeur de taxi sort de sa voiture pour faire descendre une rampe électrique, je monte dans la voiture, et là, au moment de replier la rampe, gros beug, elle refuse de se replier. 15 min plus tard, Joe (oui, c’est original pour un taxi) était toujours en train de s’acharner sur le bouton de la rampe, et je regardais, au fond du trou, le compteur qui continuait tranquillement de tourner. Evidemment, histoire de rajouter un peu de piment à tout ça, il s’était garé au milieu de la rue histoire de bien bloquer tout le monde. Et là, impossible de repartir avec la rampe qui dépassait du flan de la voiture, à moins de passer pour une moissonneuse batteuse et de décapiter tout le monde sur notre passage.

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J’ai abandonné, et demandé à Joe de me faire sortir, tant pis pour lui, j’appellerai un autre taxi.

Mais là, évidemment, j’ai bien bien galéré à en avoir un autre. A la moitié du deuxième disque des 100 plus grands morceaux de musique classique, quelqu’un a enfin décroché pour me dire « votre taxi sera là dans 40 minutes Mademoiselle ! ». 40 MINUTES. Bon bah, je retourne boire un verre en attendant.

Mon deuxième sauveur finit par se pointer, j’entre dans la voiture équipée d’une rampe manuelle (tellement plus simple !) et là je manque de m’évanouir. 50€ au compteur avant même qu’on démarre pour un trajet d’à peine 6 €. Je me risque à demander à Joe n°2 d’où il vient. (Orléans ?) De Sarcelles, en toute détente, soit de l’exact opposé de là où j’étais « Mais estimez-vous heureuse d’avoir eu un taxi ! ».

Heureuse, c’est le mot, oui.